Stage Navigation à Salonou le syndrome de la sardine…en boîte C’est le 11 février dernier qu’a eu lieu, à Salon-Eyguières, au club hiératique Nostradamus, le deuxième stage de navigation. Bernard et Guy ont de nouveau effectué quelques piqûres de rappel salvatrices sur l’art et la manière, sans GPS, de ne pas se fourvoyer dans le fatras céleste que deviennent nos espaces aériens. Alors…imaginez que vous organisiez un stage. Bien. Vous en faites, tel une papauté ordinaire, l’annonce urbi et orbi. Vous passez deux mois à ordonner tout ça…salle nécessaire et idoine, documents à rechercher, imprimer et distribuer, téléphoner à droite, à gauche et au milieu, collecter les outils de projection, se battre avec les adresses imprécises, trouver le restaurateur circonvoisin trois étoiles à prix cantinier…gérer les défections de dernière minute, les approximations…bref ! occupation ordinaire de bénévole d’association. Vous avez pensé à tout, ou presque, vous avez limité le nombre d’impétrants à un chiffre raisonnable et confortable, trouvé une salle chauffée et surtout… gratuite, le restaurateur-miracle…super…tout roule, tout baigne…et…et…patatras ! 15 minutes avant le début des hostilités…l’équivalent d’une équipe de football, du moins en ( sur-)nombre, déboule la bouche en cœur, pleine de bonne volonté, dotée d’une appétence d’ogre pour l’acquisition de connaissances…et, il faut bien l’avouer, sympathique en diable…et devant de benoîts : « ah ! il fallait s’inscrire…ben ! je savais pas moi…je l’avais dit à Machin ou Truc… », vous vous surprenez soudain en position de coupable et cherchez où vous avez bien pu commettre l’erreur énorme dans votre organisation, laquelle paraissait pourtant parfaite. Bah ! C’est sans doute pour cette raison que 36 stagiaires, au lieu des 25 prévus, se sont serrés comme moineaux frileux sous neige dans une salle non extensible, qu’avec 45 minutes de retard le stage s’est déroulé à une allure de cavalerie sudiste accourant, clairons déployés, au secours d’assiégés dans un Fort Alamo lambda. Aller aux toilettes durant le déroulement du stage relevait d’ailleurs du parcours ordinaire du combattant. Sans compter qu’une équipe cuersoise a eu l’idée –extravagante vu la saison sub-tempérée- de venir en vol, -deux appareils, quatre personnes-. Bravo le Gyro-club et l’ULM-Club de Thèmes, vous êtes superbes. Réduits à l’état de glaçons tremblotants, nous les avons néanmoins récupérés et guidés vers des lieux plus calorifiques, sans prétendre posséder une DNC quelconque de secours en montagne. Mais, la bonne humeur a été contagieuse et les étudiants très studieux et, enfin, disciplinés. Le message de Bernard Cottet et Guy Roehrig, nos intervenants, est bien passé… rapidement, certes…mais sûrement. D’autant que Christian Montagnier, cheville ouvrière de l’intendance, avait fait en sorte que les cafés et autres galettes des rois soient distribués gracieusement ad libitum. Finalement, on était bien tous serrés les uns contre les autres. Toutefois, il nous a semblé que cette gentille assistance paraissait très au fait de ce qui se disait. La question béotienne d’un jeune adepte du pendulaire : « et comment je fais moi pour déployer toutes ces cartes en vol ? » nous a paru pertinente et nous allons interroger nos instances supérieures pour y trouver une solution -s’il y en a une autre qu’inciter notre questionneur à plutôt pratiquer le multiaxes en cabine étanche au vent-. Donc, ces stagiaires, apparemment très instruits sur la navigation ordinaire, nous ont fait songer que, peut-être, étaient-ils là pour passer surtout un bon moment ensemble – sur deux stages semblables, ce sont quand même 70 personnes différentes qui y sont venues ! Chapeau. Ça, c’est un fait, le repas, entre autre, s’est déroulé dans une ambiance superbe. Bon ! on recommence bientôt…mais…didiou…maintenant que vous savez….c’est comme dans un nav, les évènements imprévus devenant vite problématiques…faut s’inscrire avant…pas pendant….hein ! Cinquesse
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