Stage entretien mécanique moteurs 4 temps 912 & Jabiru
des 30 Avril et 1er Mai 2005

Le Compte rendu :

 

Programme du stage :    

 

Stage Mécanique à Fréjus  

Comme on dit, il vaut mieux un qui connaît que seize qui cherchent. C’est exactement ce qu’il nous a semblé ces 30 avril et 1° mai sur la plate-forme de Fréjus où un « sorcier » et son digne adjoint sont venus de loin nous parler de St Rotax et son rejeton de 912.  

A la popote des Ultra-légers, il est courant d’entendre forces discours savants sur les moteurs et la meilleure manière de les chouchouter. Pour ce coup ci, Pierre « Peyo » Pouchès a mis tout le monde à peu près d’accord en dissertant d’un ton apparemment léger, mais ô combien connaisseur, sur les meilleures manières de traiter un honnête moteur Rotax.  

Le stage a débuté par un rappel exhaustif et de parfait aloi, vis à vis des carburants et des huiles, rappel dont les participants ont commencé à ressentir des phénomènes corporels bizarres : à savoir que les doctes paroles qui entraient dans leurs oreilles parvenaient à leur faire écarquiller les yeux tant la logique était claire et le fond très documenté.  

C’est dans l’après midi où les impétrants ont commencé à ouvrir les capots de leurs appareils respectifs, d’abord timidement, puis avec plus d’assurance pour, sous l’œil du magister et de son adjoint Charly Durand, carrément déposer les deux carburateurs. En général, cette opération bénigne s’arrête là en temps normal. Las ! convoqués dare-dare à la magnifique remorque technique de Peyo, ils ont été mis en demeure de démonter la quasi totalité des nombreuses pièces des-dits carbu, pour vérifications, nettoyages et réglages divers, apparemment inconscients que si le deus ex machina s’absentait, le puzzle serait difficile à reconstituer. Nous avons eu le plaisir rare de voir une femme de président de comité régional tenir la dragée haute, mécaniquement parlant, à son  président d’époux et rasséréné de voir les tâches d’un couple exactement réparties : l’une avait le carbu gauche en charge tandis que l’autre oeuvrait, plus laborieusement semble-t-il, sur son homologue droit. Bref ! de la technique et du spectacle.  

Pierre Pouchès, force sourcils froncés et tsss tsss réprobateurs, a profité des inspections générales des moteurs pour parfois demander de rectifier quelques anomalies constatées, notamment des brides de carbu fatiguées et autres tuyauteries de trop plein d’essence un peu trop ambitieuses ayant cru échapper à son regard sagace et vigilant. Les stagiaires se sont sentis effectuer une régression vers leurs jeunes années scolaires et, du coup, la classe devenait silencieuse et attentive, voire penaude.  

Le lendemain matin, ce sont les bougies qui ont été l’objet de toutes les attentions avec des enseignements très pertinents sur les marques, les résidus de combustion, significations diverses, tout en passant d’un ton léger sur les écartements idoines.  

La journée s’est close par un travail sur les hélices où chacun, ventilateur en bandoulière, est venu y faire des mesures précises sur un banc ad-hoc.  

De part la qualité du stage, ses enseignements pertinents, l’ambiance chaleureuse y constatée, la bonne chère concoctée par le maître-queux Jean-Michel Rétoré et la réception (prochaine) d’un CD rappelant en 150 pages, ce qui avait été dit durant ces deux jours, nous n’avons pas vu un seul stagiaire qui ne soit reparti avec un sourire de satisfaction aux coin des lèvres. A recommencer dès que possible, c’était quasi parfait.  

Cinquesse              

 

 

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