Stage
Mécanique à Fréjus
Comme
on dit, il vaut mieux un qui connaît que seize qui cherchent. C’est
exactement ce qu’il nous a semblé ces 30 avril et 1° mai sur la
plate-forme de Fréjus où un « sorcier » et son digne
adjoint sont venus de loin nous parler de St Rotax et son rejeton de
912.
A
la popote des Ultra-légers, il est courant d’entendre forces discours
savants sur les moteurs et la meilleure manière de les chouchouter.
Pour ce coup ci, Pierre « Peyo » Pouchès a mis tout le
monde à peu près d’accord en dissertant d’un ton apparemment léger,
mais ô combien connaisseur, sur les meilleures manières de traiter un
honnête moteur Rotax.
Le
stage a débuté par un rappel exhaustif et de parfait aloi, vis à vis
des carburants et des huiles, rappel dont les participants ont commencé
à ressentir des phénomènes corporels bizarres : à savoir que
les doctes paroles qui entraient dans leurs oreilles parvenaient à leur
faire écarquiller les yeux tant la logique était claire et le fond très
documenté.
C’est
dans l’après midi où les impétrants ont commencé à ouvrir les
capots de leurs appareils respectifs, d’abord timidement, puis avec
plus d’assurance pour, sous l’œil du magister et de son adjoint
Charly Durand, carrément déposer les deux carburateurs. En général,
cette opération bénigne s’arrête là en temps normal. Las !
convoqués dare-dare à la magnifique remorque technique de Peyo, ils
ont été mis en demeure de démonter la quasi totalité des nombreuses
pièces des-dits carbu, pour vérifications, nettoyages et réglages
divers, apparemment inconscients que si le deus ex machina
s’absentait, le puzzle serait difficile à reconstituer. Nous avons eu
le plaisir rare de voir une femme de président de comité régional
tenir la dragée haute, mécaniquement parlant, à son
président d’époux et rasséréné de voir les tâches d’un
couple exactement réparties : l’une avait le carbu gauche en
charge tandis que l’autre oeuvrait, plus laborieusement semble-t-il,
sur son homologue droit. Bref ! de la technique et du spectacle.
Pierre
Pouchès, force sourcils froncés et tsss tsss réprobateurs, a
profité des inspections générales des moteurs pour parfois demander
de rectifier quelques anomalies constatées, notamment des brides de
carbu fatiguées et autres tuyauteries de trop plein d’essence un peu
trop ambitieuses ayant cru échapper à son regard sagace et vigilant.
Les stagiaires se sont sentis effectuer une régression vers leurs
jeunes années scolaires et, du coup, la classe devenait silencieuse et
attentive, voire penaude.
Le
lendemain matin, ce sont les bougies qui ont été l’objet de toutes
les attentions avec des enseignements très pertinents sur les marques,
les résidus de combustion, significations diverses, tout en passant
d’un ton léger sur les écartements idoines.
La
journée s’est close par un travail sur les hélices où chacun,
ventilateur en bandoulière, est venu y faire des mesures précises sur
un banc ad-hoc.
De
part la qualité du stage, ses enseignements pertinents, l’ambiance
chaleureuse y constatée, la bonne chère concoctée par le maître-queux
Jean-Michel Rétoré et la réception (prochaine) d’un CD rappelant en
150 pages, ce qui avait été dit durant ces deux jours, nous n’avons
pas vu un seul stagiaire qui ne soit reparti avec un sourire de
satisfaction aux coin des lèvres. A recommencer dès que possible, c’était
quasi parfait.
Cinquesse
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