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Stage météo à Fréjus
Fait beau chez vous ?
Ayant remarqué depuis des décennies qu’une conversation anodine, évitant prudemment les sujets politiques et religieux, pouvait se cantonner simplement à la santé et… au temps qu’il a fait, qu’il fait et qu’il fera, ce dernier critère nous a semblé mériter d’être approfondi pour rendre des pilotes ULM heureux. C’est tout le mérite du stage du 06 mai dernier à Fréjus de nous avoir dégourdi quant à une science dont le commun s’accordera à affirmer qu’elle se trompe toujours à l’endroit où l’on réside, mais dont les bases sont d’une précision scientifique imparable dès lors qu’il s’agit de voler trois heures durant d’un point A vers un point B.
Jadis, il y eut la grenouille escaladeuse, les cors au pied, les rhumatismes, la lune, les hirondelles, la migration des oies sauvages, les vieux sages des villages, les dictons…puis, le progrès aidant, nous eûmes Météo-France et, pourquoi faire simple alors que l’on peut faire compliqué, l’invasion barbare des TAF, METAR, TEMSI, SIGMET et autre VOLMET dont les lectures non décodées donnent la désagréable impression à n’importe quel ingénieur d’avoir régressé au niveau du crétin ordinaire.
L’homme de l’Art fut un certain Jean-Paul Fièque, ingénieur météo et pilote ; ce qui ne gâte rien. Et comme toujours ce sont les passionnés qui transmettent le mieux leurs passions ; ce fut le cas.
C’est dire que, de prime abord interloqués par des termes que le Capt’ain Haddock n’aurait pas renié : isobare, isohypse, occlusion, dépression et autre anti-cyclone… la quarantaine d’impétrants à la chose météorologique ont commencé, tel soleil perçant à travers cirrostratus, à entrevoir des phénomènes bien simples à comprendre ; par exemple que le vent va toujours d’une pression vers un dépression –le contraire eût été étonnant-, un peu dévié par Môssieur Coriolis et en suivant les lignes isohypses dans un sens précis…ou son contraire… si vous savez dans quel hémisphère vous résidez… ce qui est la moindre des choses n’est-ce pas ! En fait, derrière toute un vocabulaire apparemment complexe pointe de la physique on ne peut plus ordinaire ; encore fallût-il que l’on nous l’expliquât en termes simples. Ce qui fut fait.
De 14h30 à 17h30, l’exposé fut complet, très documenté, emmené par un Jean-Paul Fièque disert et pédagogue et à aucun moment, les stagiaires n’ont ressenti de fatigue quelconque tant ce qu’ils apprenaient était passionnant. Enfin, ils allaient pouvoir regarder une carte météo autrement qu’avec une approche artistique coloriée.
Notre mentor a conclu son exposé en nous donnant des adresses précises de sites météo sympa et l’indication que tout ce qui avait été évoqué se trouvait dans son livre : « La météo du pilote VFR » editions Cépaduès ; livre dont il ne restait plus aucun exemplaire dès lors qu’il nous l’a proposé à l’achat pour un prix modique.
L’intégralité des documents de ce stage se trouve également dans le site sur lequel vous êtes en ce moment.
Personnellement, nous avons résisté, in fine, à lui dire en fin d’exposé : «… bon, c’est bien beau tout ça, mais demain et après-demain, pour « la Journée Portes ouvertes » sur la plate-forme de Fréjus, quel temps fera-t’il ? ».
La réponse allait de soi : « …maintenant, vous devriez le savoir… »
Cinquesse |
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