Aéroforum en la cité des Papes

 

bien collimaté

 

C’est le genre d’initiative qu’il faut applaudir sans réserve et bisser. Partenaires conjoints sur ce coup là, la DAC et l’Aéro-club vauclusien ont fait preuve d’un pertinent sens de la transmission -et de ce qu’il faudrait sans doute faire plus souvent- en organisant une rencontre entre les jeunes et le monde de l’aéronautique.

 

L’auteur de cet article est on ne peut plus convaincu de la pertinence de ce type de manifestation. En effet, c’est grâce à un avion mythique, le Chance-Vought Corsair, qu’il s’était jadis engagé, à 16 ans, dans l’Aéronautique Navale pour être au plus près de ce qu’il considère encore aujourd’hui comme le plus bel avion du monde. Et, miracle, ce F4U7 était présent, ce 08 octobre 2005, sur l’aéroport d’Avignon-Caumont. Emu, son mécanicien m’a autorisé à en effectuer une visite pré-vol, amphi cabine y compris, et j’ai retrouvé, les yeux embués, les gestes effectués il y a hélas déjà 45 ans.

 

Ce bel oiseau de la vieille 14F, était également accompagné d’un superbe Skyraider et d’un gracieux Fouga Zéphyr, tous deux venus en vol à la rencontre d’une génération qui n’a pas connu les « têtes brûlées », Buck Danny , et autres Tanguy et Laverdure.

 

C’est dire qu’en 2005, l’aéronautique et les belles machines font toujours autant rêver que dans les années vingt. Témoin une cinquantaine d’étudiants qui sont venus se renseigner s’ils pourraient un jour rejoindre ce monde de passionnés. L’organisation avait bien fait les choses, car ces jeunes, néanmoins encombrés de parents collants et beaucoup moins rêveurs, ont pu rencontrer et discuter ad libitum avec : un pilote de ligne, deux pilotes de chasse, deux contrôleurs aériens, un pilote de travail aérien et un mécanicien…en bref, toute personne appartenant un tant soit peu au monde aérien était à la disposition de ces jeunes affamés du ciel.

 

Etaient présents : le lycée polyvalent régional Pierre Mendès-France de Vitrolles, l’Enac, Air-Emplois (vitrine des métiers aériens), l’ESMA, l’Armée de terre (ALAT), l’Armée de l’Air et Airways Formations. A l’issue de cette journée très productive, ces exposants ont été unanimes pour affirmer que le public était très ciblé, savait exactement ce qu’il voulait ; la plupart des exposants nous ont confié qu’ils étaient enchantés de cette journée, n’avaient pas perdu leur temps et qu’ils reviendraient à coup sûr.

 

 Il faut donc tirer un grand coup de chapeau à la DAC -et sa cheville ouvrière du jour : Franck Bourgines de Méder- et l’Aéro-Club vauclusien ( en la personne du président Jean-Pierre Syrieix et de sa magnifique équipe), pour avoir été les maîtres-d’oeuvre de cette journée.

 

 Si, dans les années à venir, l’aviation commerciale va suivre une courbe ascendante, il est évident qu’une telle journée est propice aux recrutements dont elle va avoir besoin à moyen terme.

 Par contre, des cunimb’s semblent s’annoncer dans le ciel de l’aviation de loisir ; les fédérations concernées seraient bien avisées de se rencontrer plus souvent, regrouper leurs compétences (voir loi de décentralisation et la cession des AD aux Collectivités Territoriales programmée pour la fin 2006), ouvrir généreusement la porte aux jeunes générations. Témoin l’Aéro-Club vauclusien* qui forme environ 180 jeunes par an.

 

 Et c’est, sans conteste, un exposant, qui nous aura donné le mot de conclusion : «  si les Aéro-Clubs disparaissent…l’Aviation risque de prendre le même chemin… ». A méditer !

 

Cinquesse

 

* Le 28 octobre, à 18h30, aura lieu, dans les locaux de l’Aéro-Club vauclusien, le remise des diplômes de la promotion FuturAvia, promotion baptisée « Jacques Rosay », chef pilote d’essai de l’A380, lequel sera présent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

FIN