La Manif. du 27/01/2007

 

 

AD de Fayence, usage restreint ?
 ou comment se tirer une balle dans le pied

Profitant de la loi de décentralisation et de la cession des aérodromes, certaines instances locales tentent de ressortir une vieille lune, à savoir : restreindre l’usage de l’aérodrome de Fayence à la seule activité vélivole. Consternation ! 

C’est le 27 janvier à 14 heures qu’une association de riverains (AUCBA), forte de 2000 pétitionnaires, va provoquer une manifestation pour dénoncer « les nuisances sonores provoquées par les aéronefs autres que les planeurs et visant particulièrement les ULM pourtant très peu bruyants, mesures à l'appui.   

Nul n’étant prophète en son pays, il est sans doute nécessaire d’apporter quelques précisions a contrario quant au bien-fondé de cette démarche sans doute louable dans sa philosophie globale mais complètement absurde quant à sa réalité :

  1. L’AD de Fayence existe depuis plus d’un demi-siècle et a toujours été ouvert à la circulation publique (CAP). C’est donc en toute connaissance de cause que les riverains ont installé leurs demeures dans le périmètre circonvoisin et, surtout, obtenus les permis de construire grâce aux municipalités.
     

  2. C’est quand même, décibel-mètre en main, les avions remorqueurs de planeurs qui sont la plus grosse source de nuisance sonore. En raisonnant par l’absurde, si cette restriction avait lieu, il faudrait donc l’étendre à ces appareils et n’admettre que les décollages planeurs au treuil.
     

  3. Si, en vertu de la loi de décentralisation, depuis le 1° janvier, les 70 ha de cette AD sont bien devenus la propriété d’une collectivité locale, l’espace aérien au-dessus est, jusqu’à preuve du contraire, du ressort et du contrôle exclusif du Ministère des transports via l’Aviation Civile. Quel est donc l’avis de la DGAC ?
     

  4. A contrario du quidam regardant le bout du doigt au lieu de regarder  dans la direction désignée par le dit doigt, l’activité vélivole de Fayence est, depuis quelques années, en perte de vitesse. C’est véritablement se tirer une balle dans le pied que de vouloir éliminer toutes les autres activités aériennes. Autant prétendre vouloir faire avancer le train en dézinguant la locomotive. Ceci relève du syndrome de la courte vue la plus simpliste.

C’est donc fort de ces arguments que les pilotes ULM de la région sont conviés à se rendre sur l’AD de Fayence le 27 janvier à 14h00 d’autant que l’excellent restaurant ne pratique, lui, aucun accès restreint. Venez nombreux !

Cinquesse          

 

PROJET DE LIMITER L’AERODROME DE TOURRETTES FAYENCE À UN USAGE RESTREINT EXCLUSIVEMENT VOL À VOILE 

 Depuis le passage de l’aérodrome de Tourrettes Fayence au comité des communes du canton de Fayence, le 1er janvier 2007, une association de défense contre les bruits aéronautiques, l’AUCBA, tente d’augmenter sa pression auprès des hommes politiques, afin de pouvoir rendre l’aérodrome à usage exclusif « vol à voile ».

Il faut savoir que ce terrain est un terrain de 70 hectares, seul terrain ouvert à la CAP pour les ULM dans toute la région.

Leur argumentation s’appuie sur le futile prétexte que les autres activités sont « POLLUANTES ET BRUYANTES », et mettent en danger le vol à voile, activité noble par excellence !!

Or, il n’est point besoin de contrôle pour pouvoir affirmer que les ULM sont bien moins bruyants que les remorqueurs des planeurs !! Quant à la pollution engendrée, ils utilisent le même carburant que les voitures, voitures utilisées tous les jours par les membres de l’AUCBA.

Le gestionnaire du terrain de Fayence, et président du club de vol à voile, a malheureusement conforté et aidé cette association dans cette démarche, dans le seul but de garder pour lui seul l’usage exclusif de « son terrain », et éliminer ainsi les autres usagers ULM et avions, alors qu’en fin de compte, les remorqueurs sont les usagers du terrain « LES PLUS BRUYANTS ». C’est ce que j’appelle « jouer avec le feu » ! Les 2000 pétitionnaires de l’association, une fois les ULM et les avions éliminés, subiront toujours les plus grosses nuisances sonores générées par les remorqueurs, et il ne leur restera plus qu’à demander au élus la fermeture complète et définitive de l’aérodrome, ce qui risque d’être accepté un jour, par un manque d’activité, et une sous-utilisation de la plateforme ! L’union fait la force, et reste la seule arme efficace contre la disparition des aérodromes. Je pense que le gestionnaire a donc beaucoup manqué de clairvoyance dans cette prise de position. D’ailleurs certaines personnes se plaignent ouvertement des remorqueurs et veulent « limiter » les activités et périmètres de l’AAPCA. Je vous invite à les lire à l’adresse suivantes. http://www.aucba.org/commentaires.html

Surtout que l’activité de vol à voile sur cette aérodrome diminue malheureusement d’année en année au profit d’autres aérodromes de la région, qui ont su pratiquer une meilleur gestion, mais qui surtout sont bien plus conviviales dans une ambiance aéronautique accueillante ! Ce qui inculque à leurs membres une envie de s’impliquer et de voler.

 Donc cette association « anti bruit » dont vous pouvez visiter le site très instructif ainsi que leur trac sur www.AUBCA.org, a donné rendez-vous à tous ses membres le samedi 27 janvier 2007 à 14 heures sur l’aérodrome de Fayence, pour une marche vers la maison du canton où des élus pourront s’exprimer sur ce sujet devant la foule.

Il faudrait quand même rappeler à toutes ces personnes que l’aérodrome existe depuis 1914, que donc, globalement, il est antérieur à toutes les maisons survolées, qui ont étés construites ou achetés en toute connaissance de cause. Donc, il est facile de ce plaindre aujourd’hui d’une situation qui a été sciemment  acceptée lors de l’installation des riverains.

 Pour ceux qui cherchent un projet de ballade aérienne pour le 27 janvier 2007 : « Fayence » est à retenir pour montrer son attachement aux aérodromes français et tenter de les préserver, tout cela dans le plus grand calme et la bonne humeur. Montrons que nous ne sommes pas des fauteurs de trouble, mais des gens responsables.

Ce qui ne gâche rien et que, par contre, nous envient les autres aérodromes, c’est le super RESTAURANT DU TERRAIN !! Ouvert 7 jours sur 7 jusqu’à 23 H, à un tarif raisonnable, et ouvert aux ULM !!

Pour le samedi, prévoir de réserver (tél : 04 94 84 12 70 ) pour midi, afin de ne pas rater la manifestation, qui reste quand même le but de la journée.

Pour ceux qui ne sont jamais venus, ou rarement, révisez la carte VAC, afin de faire une approche et une intégration à la hauteur et donc irréprochable ! Le terrain est en auto information (119.05).

 Pour toute information complémentaire, se rapprocher de l’instructeur de votre terrain ou d’un responsable du comité régional. 

                      NOUS COMPTONS SUR VOUS – VENEZ NOMBREUX

 

 

 

 

 

 

A gauche Mr. Cavallier Maire de Callian et Conseiller Général,

A droite Monsieur Albertini Président du club de Vol à Voile AAPCA.

 

 

 

 

Fayence : marche contre les ULM (sic !)

 

Jourdain, précieuses ridicules, tartuffes et Cie…

 

C’est le 27 janvier dernier que quelques 250 riverains et autres… de l’AD de Fayence ont effectué une courte marche afin de protester contre les « nuisances » des aéronefs autres que les planeurs, atteignant par là des sommets d’incohérence et de duplicité. 

C’est largement couvert par les 96 décibels d’un remorqueur Pawnee au décollage, suivi des 79 décibels d’un Dimona remorqueur itou, qu’une des responsables du mouvement A.U.C.B.A a confié ses états d’âmes « écologistes » aux journalistes présents à cette manifestation. 

 Précédée par une mauvaise fourgonnette correctement sonorisée -mais néanmoins à l’échappement nauséabond- la procession, abondamment pancartée, s’est transportée pedibus jambis jusqu’à la Maison du Pays de Fayence, où quelques « responsables » y sont allés de leurs discours respectifs aux motivations diversement filigranées : 

Le plus cohérent a sans doute été ce président de « l’association cantonale de protection de l’environnement » dont le discours a stigmatisé les « nuisances sonores » sans distinguo d’aéronefs. Dont acte.  A cette personne et ses adhérents, on pourrait communiquer les récentes mesures effectuées avec deux sonomètres flambants neufs, démontrant que les ULM, avec leurs « petits » 63 dbA ne peuvent rivaliser avec les 96 et 79 dbA précédents – 3 dbA doublent le bruit puisque l’unité est logarithmique-. On pourrait humoristiquement lui rappeler le déboutage juridique de ce quidam parisien, immigré de fraîche date dans un petit village du fin fond de la France, ayant porté plainte contre le coq du village, empêcheur de grasse matinée.

 Après tout, ça fait quelques 70 ans que l’AD est ouverte à la CAP et il aurait été très pertinent de s’enquérir des « nuisances » y afférentes avant que de songer à y poser, aux alentours, les fondations des sam’suffit résidentiels.

 Nous pourrions également, s’il faut absolument parler écologie, affirmer qu’il n’y a qu’encore peu d’années que le beau pays fayençais et notamment sa partie sud, s’est retrouvé criblé de résidences dont il faut compter, d’après les statistiques, deux voitures par ménage a minima, des fosses septiques à ne plus savoir qu’en faire, des déchets à traiter, des routes, des écoles, de la circulation, des commerces…rendant crédible la boutade : « … il faudrait construire les villes à la campagne, car l’air y est plus pur… ». Brailler ad libitum sur l’argument de l’écologie est sans doute à double tranchant, à moins que l’on ne soit un habitué de la pensée unique ! Bref ! 

 Suivirent les considérations, à peine peinturlurées de politique, du maire –ceint de bleu-blanc et rouge, svp !- d’un village jamais survolé, néanmoins président du syndicat mixte gérant l’AD. Considérations péremptoires promettant craché, juré qu’à la prochaine réunion de février, l’AD sera déclassée en aérodrome restreint. Attitude et gesticulations assez optimistes quand on sait que sur les 8 communes concernées, 2 seulement étaient présentes. C’est tout juste s’il n’a pas tenté, emporté par sa verve ambitieuse, à l’arraché, un vote définitif sur place. Bref ! 

 L’adjointe, représentante de la mairie de Fayence, quant à elle, incapable in vivo, de se prononcer sur l’avis de son maire, a botté en touche en digressant sur la création d’un « musée du planeur » et sur l’opportunité qu’avait eu son rejeton d’entrer dans la carrière aéronautique comme pilote –tiens donc !- grâce au planeur. Hors-sujet sans doute ! Bref ! 

 Des sommets ahurissants ont été atteints, dans le double langage, par le président du club de vol à voile. Ce professionnel du prétoire s’est déclaré : « …un peu gêné dans sa position…car il appartenait à la grande famille aéronautique…que cette famille était un tout admirable qu’il respectait grandement…qu’il n’avait personnellement aucun ostracisme contre les ULM et autres aéronefs ( ah ! non ???)…mais qu’on ne pouvait pas être tous au même endroit (70 ha !!!!)…qu’il en allait de la sécurité de tous (ben tiens !!!! )… »…suivirent des considérations allégoriques sur des jouets aériens affirmant que c’est l’hélice et non pas le caoutchouc torsadé qui fait du bruit…et patati et patatras ! Du grand art…Bref ! 

En conclusion, nous retirons un sentiment de désolation et de gâchis quant à cette manifestation que nous aurions souhaité plus cohérente et moins partisane. 

 Nous ne saurions citer en exemple l’AD de Gap-Tallard où la cohabitation se fait de la manière la plus harmonieuse qui soit ; ou citer ces deux associations de riverains de l’AD d’Aix-les-Milles, associations ayant eu la merveilleuse intelligence de convier tous les interactants à une table de négociations et où des compromis valides ont été établis, donnant satisfaction à tout le monde. C’est sans doute une meilleure manière de procéder que ce que nous avons pu constater ce samedi 27 janvier. 

 Et c’est sans doute par le déficit d’informations générales que l’on constate traditionnellement dans la presse en début d’année que cette manifestation, à notre avis stérile, a trouvé un retentissement médiatique sur-dimensionné qu’elle ne méritait certainement pas ! 

Cinquesse                

 

 

 

    Amis pilotes ,

 

    Vous n'êtes pas sans savoir que des "menaces" pèsent sur l'avenir de l'aérodrome de FAYENCE . Le Syndicat Mixte des cantons de FAYENCE - TOURRETTES  envisage  de déclasser cet aérodrome à usage restreint , au seul profit de l'activité vélivole. 

     Une association, l'AUCBA (association unie contre les bruits aériens) s'est créée, dont le but est de lutter contre les nuisances sonores provoquées par les aéronefs (autres que les remorqueurs de planeurs…), et se déclare anti- ulm. 

     Bien que basés sur une autre plateforme que Fayence, nous sommes tous concernés par cette question, par solidarité d'abord, et aussi parce que cet aérodrome  voisin est une de nos destinations de  ballades aériennes. 

     Mais précisément, si nous voulons continuer, dans l'avenir, à pouvoir bénéficier de cette possibilité, il importe que chacun d'entre nous se comporte en pilote responsable et compétent, en particulier en respectant les consignes en vigueur sur ce terrain. Il suffit simplement de connaître et d 'appliquer les procédures prescrites dans la carte VAC de l'aérodrome (auto-info, circuits, pistes, hauteurs, consignes particulières…) ; ceci afin d'éviter tout litige avec d'autres activités, vol à voile en particulier, et avec les riverains. 

       En adoptant une telle attitude, "les ULM"  ne pourront être catalogués de faiseurs de troubles  ou autres fantaisistes. Nous avons tous à y gagner ; notre comportement irréprochable est la meilleure façon de ne pas prêter le flanc à la critique de l' AUCBA, sachant  que in fine, c'est la pérennité de l'aérodrome de FAYENCE dont il est question ainsi que notre liberté.

      Nous en appelons à votre esprit aéronautique . Et bons vols à tous.

 

Pour le Comité Régional ULM PACA
Bernard COTTET