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Etaient présents à cette réunion pour représenter notre Fédération :

Dominique MÉREUZE       Président de notre Fédération.
Jean-Pierre GRENÉ          Président du Comité Régional ULM PACA de la FFPLUM
Guy ROEHRIG                  Commission Espaces Aériens auprès du Comité Régional ULM PACA

 

Point de vue de la Fédération :

 

Concernant ces zones, outre leur taille, leur localisation est fortement pénalisante. J'ai porté sur la carte ci-jointe les sites concernés (petits ronds blancs), tirés de NAV2000. Je n'en garantie pas l'authenticité, ni le taux d'activité, je sais seulement que ce sont des plateformes ULM ou des champs vachables répertoriés.

 

Je ne sais pas quels créneaux seront choisis, ni à quelle époque de l'année (ce sera dit (négocié ?) au cours de la réunion), mais je doute que cela se fasse en hiver (les vols sont "déconseillés" ou interdits pour ne pas créer d'avalanche).
 
Ce que je vois, c'est que des terrains importants pour les activités que nous représentons sont concernés.
 
La méthode d'activation est aussi préoccupante (zones sans gestionnaire, activées par NOTAM). Cela rentre en contradiction avec les déclarations du DIRCAM, qui a annoncé lors de la réunion du 1er février, que toutes les zones touchant le sol seront gérées en temps réel. N'hésitez pas à vous appuyer sur le compte rendu de cette réunion (voir paragraphe 2.3.3. "Dans le cadre de la gestion flexible de l’espace, la DIRCAM souhaite que soit étudié le mode de gestion de toutes les zones défense touchant le sol, ou au voisinage du sol, afin d’obtenir une gestion en temps réel avant l’échéance européenne de 2010.").
 
Ces zones engloberont aussi des parc nationaux, interdits de survol à moins de 3000 ft ASFC, soit par endroits 11000 à 13000 ft AMSL).
 
Les zones sont abaissées au sol. La raison : pour les vols de drones, cela permettra une sécurité vis-à-vis des autres usagers de l'espace en cas de panne. Quid des dégâts au sol, dans cette région touristique ? En deuxième ressort, il nous faudra jouer la carte de l'atteinte à l'environnement et à la tranquillité des habitants et des touristes qui font vivre la région.
 
La Marine s'attend à une opposition forte. Elle ne sera pas déçue.
 
 
Michel HIRMKE

Responsable de la Commission Espaces Aériens de la la F.F.PL.U.M.

 

 

 

 

 

Résumé de la Réunion du 13 Mai 2005 à Aix en Provence:

Dans la matinée, à l’initiative du Comité régional P.A.C.A, tous les participants à la réunion de l’après-midi ont tenu une réunion préparatoire pour définir une position commune. C’est ce qui nous a permis de faire front d’une manière coordonnée aux exigences qui nous ont été présentées. Il semble évident que cette stratégie est payante, et qu’il faut la continuer. Nous ne devons jamais perdre de vue que les activités aériennes, sportives ou de loisir, sont aussi une source d’activité et de retombées économiques lorsqu’elles s’exercent dans une région comme Provence-alpes-Côte d’Azur. Sachons utiliser cet argument.


Précisons tout d’abord qu’il ne s’agissait pas d’une réunion de décision, l’objectif affiché étant de recueillir les commentaires.

La réunion a eu lieu cet après-midi à la DGAC (CRNA Sud-Est à Aix). Présidents de fédération ou de Comité Régionaux, cadres techniques fédéraux, chefs-pilotes ou présidents de clubs de vol à voile, une quinzaine en tout représentant les différentes activités aériennes : Vol moteur (FFA, Comité Régional P.A.C.A, AOPA), ULM , vol libre et parachutisme y assistaient.
Dès l’ouverture de la séance, Dominique Méreuze, président de la FFPLUM faisait remarquer que la présence de 3 présidents de fédération (FFPLUM, FFVV et FFVL) montrait toute l’importance que nous accordions à ce dossier. 

Après avoir présenté le projet de l’Aéronavale, son représentant déclare qu’ayant présenté leurs demandes, il attend les nôtre. Il lui est répondu que l’ensemble des pratiquants n’a aucune demande à formuler, mais entend continuer à utiliser librement l’espace que nous utilisons déjà. 

Les divers participants insistent tous sur la nécessité de conserver un des rares espaces aériens où la pratique de l’ensemble des disciplines aéronautiques rencontre des conditions aérologiques et climatiques extrêmement favorables, la liberté d’évolution indispensable dans cette zone ayant été conservée jusqu’ici. 

La FFA exprime son opposition au projet en soulignant :

  • qu’il entrave la liberté de circulation du Nord vers le Sud et la Corse (axe LES-DGN-STP)
  • Qu’il constitue une remise en cause intolérable des espaces attribués aux diverses fédérations (LTA de classe E)
    Les présidents des autres Fédérations employent, à propos de cet espace, le terme de  « sanctuaire », qui est approuvé par l’ensemble des représentants de nos activités.

Les représentants DGAC (CRNA Sud-est, DAC Sud-est et Centre-est) sont très réservés sur ce projet, faisant remarquer (CRNA S-E) l’importance des flux de transit VFR qui seraient touchés par ces zones. En 2004, 50% des avions (VFR) en contact avec le SIV Marseille ont emprunté cet itinéraire, représentant 8325 transits. On fait remarquer que ces chiffres ne représentent qu’une fraction de la réalité, le contact radio étant facultatif.
Le chargé de mission Aviation Légère de la DAC S-E (F. Bourgine) fait remarquer l’apparente absence de gestion coordonnée des différentes zones à l’usage des militaires, la DAC n’ayant aucune information à ce sujet. 

Les différentes activités ont toutes fait remarquer qu’une négociation séparée visant à obtenir un accord sur des créneaux d’utilisation acceptable pour une activité ne pouvait être envisagée, cette pratique ne pouvant que pénaliser les autres activités. 

En conclusion, un autre projet devrait être présenté devant les représentants des usagers. 

Léon Robin
Comité Régional Aéronautique P.A.C.A (CRA 21)